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Podcasts Flash Conseils Business des notaires pour les créateurs et dirigeants d’entreprise

Retrouvez nos 13 podcasts des Flash Conseils Business des notaires. Cette série de podcasts a pour vocation de guider le dirigeant dans les moments décisifs de la vie de l’entreprise, de sa création à sa cession.

Au programme : 10 problématiques qui touchent tous les entrepreneurs : régime matrimonial, forme sociale, statuts, achat fonds de commerce ou titre, immobilier d’entreprise et patrimoine professionnel, holding, fiscalité, vente ou transmission familiale…  ! La présence du notaire au coté des chefs d’entreprise et ses conseils en droit des affaires est essentielle lors des grands étapes de la vie de dirigeant.

Podcast – Pourquoi faire appel à un notaire pour son entreprise ?

Podcast – Sommaire – la vie du chef d’entreprise, de la création à la transmission

Podcast – Avant de devenir entrepreneur : le choix du régime matrimonial

Podcast – Le commencement de l’activité : le choix de la forme sociale

Podcast – Le commencement de l’activité : la rédaction des statuts

Podcast – L’acquisition d’une entreprise : le choix entre cession de fonds de commerce et cession des titres de la société

Podcast – L’acquisition d’une entreprise : Le recours à une holding de rachat

Podcast – L’acquisition d’une entreprise : le régime fiscal de la holding

Podcast – L’immobilier d’entreprise : les modes de détention du patrimoine professionnel

Podcast – La cession d’entreprise : La valorisation de l’entreprise

Podcast – La cession d’entreprise : La Garantie d’Actif Passif

Podcast – La transmission familiale de l’entreprise : le pacte Dutreil

Pocast – La transmission familiale : transmission à soi-même – l’OBO – (Owner By Out)

Créer sa boîte : c’est décidé, vous vous lancez ?

vidéo créer votre entreprise

Vous avez l’idée, le concept, le savoir-faire et la compétence. Aujourd’hui vous vous lancez dans une belle aventure. Vous avez l’enseigne, le local, associés et partenaires et même un business plan.
Reste une question, quelle forme juridique pour concrétiser son rêve et enfin créer sa boîte ?

Votre meilleur ami a franchi le pas avant vous, il est formel, vous devez constituer une SASU. C’est LA solution !
C’était peut-être vrai pour lui, mais pour vous ?
Chaque contexte est différent, le choix résultera de votre situation.

Quelles sont les questions à se poser avant de créer sa boîte ?

Etes-vous marié ? Avez-vous des enfants ? Allez-vous travailler seul, en famille, avec des associés ?  des salariés ? Aurez-vous besoin de gros investissements et donc d’emprunts significatifs ? L’activité présente-t-elle des risques importants de mise en cause de votre responsabilité ? Envisagez-vous un développement rapide de l’activité ? Recherchez-vous plutôt un revenu immédiat ou la création d’un patrimoine futur ?

Entreprise individuelle ou société pour créer sa boîte ?

Des réponses, découlera le choix entre exploiter sous forme d’entreprise individuelle (en nom propre) ou sous forme sociétaire. L’entreprise individuelle présente l’avantage de la simplicité, mais vous protège peu en cas de coup dur : vous restez responsable sur l’ensemble de vos biens. Le recours à une société, qui entraîne la création d’une personnalité juridique nouvelle, distincte des associés, nécessite un formalisme un peu plus important, mais selon la forme sociale choisie, permettra de dissocier votre patrimoine personnel de votre patrimoine professionnel et de protéger le premier des risques encourus par le second.

Si le choix se porte sur la création d’une société, il faudra alors choisir la forme de cette société.

Créer sa boîte : SARL, SAS ou autre…

L’activité impose le recours à une forme spécifique (SNC, SEL …). Toutefois le choix se porte le plus souvent sur la SARL ou sur la SAS (96 % des créations en 2016).

Ces deux modèles ont notamment comme points communs de limiter la responsabilité de l’entrepreneur, et de pouvoir fonctionner avec un associé unique ou à plusieurs.

En revanche, elles présentent des différences significatives en matière sociale (sous réserve de l’évolution annoncée du RSI) et fiscale.

Jérôme CESBRON, notaire

 

Entreprendre vite et bien avec le statut auto-entrepreneur

statut auto-entrepreneur

L’auto-entreprise (devenue aujourd’hui micro-entreprise) s’adresse à toute personne souhaitant exercer en entreprise individuelle. Sa simplicité en fait le charme. Néanmoins il convient de bien connaître son fonctionnement avant de se lancer.

À qui s’adresse le statut auto-entrepreneur ?

Le statut d’auto-entrepreneur est très largement ouvert. 

On peut notamment cumuler le statut d’auto-entrepreneur avec celui de salarié. Cela permet d’augmenter ses revenus ou de tester une nouvelle activité.

Certaines activités sont néanmoins exclues du régime d’auto-entrepreneur, telle que l’agriculture.

Les activités nécessitant des investissements ou des charges lourdes ne sont également pas adaptées car la TVA n’est pas déductible et les charges ne sont pas retenues en fonction de leur montant réel.

Les démarches pour devenir auto-entrepreneur

Les formalités pour devenir auto-entrepreneur sont simples notamment comparées à celles pour créer une société.

Un imprimé à compléter et signer (appelé P0) avec copie de sa pièce d’identité est à adresser par internet (par le biais du site de l’URSSAF notamment) au Centre de Formalités des Entreprises.

Le Centre de Formalités des Entreprises adressera en retour un numéro SIRET à son titulaire.

Si l’activité relève du domaine artisanal, il conviendra néanmoins de réaliser préalablement au début d’activité un stage obligatoire de 30 heures de préparation à l’installation.

Les avantages du statut auto-entrepreneur

L’avantage principal du statut d’auto-entrepreneur réside dans son régime simplifié de déclaration et de versement des impôts et des cotisations sociales.

L’auto-entrepreneur déclare mensuellement ou trimestriellement le chiffre d’affaires qu’il a réalisé.

L’imposition et le versement des cotisations sociales s’effectuent par un prélèvement proportionnel au chiffre d’affaires, selon le principe « pas de chiffre d’affaires, pas de cotisations »

En conséquence l’auto-entrepreneur qui n ‘a pas réalisé de chiffre d’affaires n’a rien à verser.

Les limites du statut auto-entrepreneur

Le statut d’auto-entrepreneur n’est permis que dans la limite de la réalisation de certains plafonds de chiffres d’affaires.

Ainsi le plafond de chiffres d’affaires d’une activité commerciale est fixé à 170 000 euros et celui d’une activité libérale ou de prestation de services à 70 000 euros.

Ce statut n’est donc pas prévu pour des projets d’entreprise de grande envergure.

Le dépassement du chiffre d’affaires aura pour conséquence la radiation de l’auto-entreprise et l’entrée immédiate dans la catégorie entreprise individuelle avec les obligations fiscales, comptables et sociales en découlant.

Par ailleurs, les charges ne sont pas déductibles pour leur montant réel et il y a une franchise de TVA ce qui ne permet pas en pratique d’exercer d’activité avec des investissements importants ou comportant des salariés.

Enfin, l’auto-entrepreneur à l’inverse d’une société commerciale telle que la SARL ou la SAS a une responsabilité illimitée vis-à-vis de ses créanciers. 

Il conviendra donc de protéger le patrimoine privé de l’auto-entrepreneur avec une déclaration d’affectation de patrimoine dans le cadre d’une Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée.

 

Florent GASCON, notaire. 

Les spécificités du statut d’auto-entrepreneur

statut d'auto-entrepreneur

En juin 2016, ce sont plus de 1,1 million d’auto-entrepreneurs qui étaient immatriculés en France ! Pourquoi pas vous ?

Le statut d’auto-entrepreneur est attractif avec une immatriculation en quelques clics et aucune charge en l’absence de chiffre d’affaires

Créé en aout 2008, le statut d’auto-entrepreneur (micro entrepreneur) a connu un indéniable succès (notamment dans le secteur de l’économie collaborative et des services à la personne) :

  • Formalités de création allégées et peu coûteuses (dépôt d’un formulaire unique sur www.lautoentrepreneur.fr / exonération des frais de greffe),
  • Fonctionnement simplifié (obligations comptables, fiscales, sociales allégées, pas d’assujettissement à la TVA),
  • Pas de chiffre d’affaires, pas de charges,
  • Cumul possible avec une activité salariée.

Le statut d’auto-entrepreneur semble idéal pour tester le lancement d’une activité commerciale, industrielle ou libérale, pouvant aboutir à la création d’une véritable entreprise.

Toutefois, la question la protection du patrimoine de l’auto entrepreneur et de sa cellule familiale n’est pas assez souvent abordée.

Les dangers méconnus du statut d’auto-entrepreneur : une responsabilité financière indéfinie 

WARNING ! L’auto entrepreneur est tenu aux dettes nées de son activité professionnelle sur l’ensemble de son patrimoine (professionnel et personnel) !

En d’autres termes, si vous optez pour ce statut, tous vos biens pourront être engagés en cas de difficultés de l’entreprise, à l’exception de votre résidence principale, protégée de droit contre les poursuites de vos créanciers professionnels.

Une « couverture notariale » conseillée : la déclaration d’insaisissabilité

Sauf déclaration effectuée en période de cessation des paiements (nulle de plein droit) ou fraude fiscale, cet acte authentique (coût : 115 euros hors débours et frais de formalités légales) vous permet de protéger vos biens immobiliers, non affectés à votre activité professionnelle, des actions de vos créanciers professionnels.

Outre la déclaration d’insaisissabilité, votre notaire pourra également évoquer avec vous le statut de l’entrepreneur individuel à responsabilité limitée ou la création d’une véritable société à responsabilité limitée. Il vous invitera également à vous interroger sur votre régime matrimonial et sur le choix du régime approprié à votre projet d’entreprise.

Ne négligez pas en effet la protection de patrimoine familial, tout en profitant de votre liberté d’entreprendre !

Cendrine MATHIEU, Notaire

Choisir le bon statut juridique lors d’une création d’entreprise

statut juridique et création d'entreprise

Le choix du bon statut juridique pour garantir la protection de son patrimoine

Je souhaite créer mon entreprise. Quelles sont les premières questions à se poser ?

Dans un premier temps, pour pouvoir choisir le statut à donner à votre entreprise, il est indispensable de bien connaitre votre situation. Pour cela, plusieurs critères sont à prendre en considération: votre situation patrimoniale et matrimoniale, le type d’activité professionnelle qui sera exercé dans l’entreprise, l’importance de cette activité, si l’entreprise est créée par vous uniquement ou avec d’autres personnes, les contraintes administratives que vous pouvez assumer etc… Les réponses apportées à ces questions préalables permettront de déterminer le statut adapté au projet. C’est ce statut qui déterminera votre responsabilité juridique et financière, mais également les contraintes administratives, la fiscalité, ainsi que l’aspect social. Le choix de la structure repose donc essentiellement sur la nature de l’activité, la volonté de s’associer ou non, l’organisation de votre patrimoine, les besoins financiers, le fonctionnement souhaité pour l’entreprise…

Pourquoi doit-on choisir un statut ?

Le choix d’un statut est une étape obligatoire, car vous choisissez, en réalité, un statut juridique pour votre entreprise. Ce statut juridique sera déterminant pour les formalités de déclaration et pour votre statut juridique personnel. Deux types de créations sont envisageables : l’entreprise individuelle ou la société. Créer une société consiste à donner naissance à une nouvelle personne juridiquement distincte des associés fondateurs, que l’on nomme “personne morale”. Enfin, le choix du statut sera également déterminant quant à la part de responsabilité que vous devrez assumer sur vos biens propres, car selon le statut choisi, il peut, entre autre, y avoir ou non séparation du patrimoine personnel et du patrimoine de l’entreprise ou encore  la mise en place de garanties sur les biens propres.

Quels sont les différents statuts existants ?

Il existe un certain nombre de statuts juridiques, notamment les suivants : EURL, EIRL, SA, SARL, SAS/SASU, SNC, SELARL, SCP, association, auto-entrepreneur… Chaque statut entraine des conséquences (fiscales, administratives, sociales) différentes. Par exemple, si votre choix se porte sur l’entreprise individuelle, vous serez responsable sur vos propres biens. Ce statut est en particulier conseillé pour les artisans, commerçants, industriels, ou encore profession libérale. En revanche, si vous choisissez la SARL, cela signifie qu’il y a au moins un associé à vos côtés, et dans ce cas, chacun sera responsable des dettes de la société à hauteur de son apport. Aucun apport minimum n’est exigé et ce statut est généralement choisi, également, par des artisans, commerçants, industriels, ou professions libérales, à l’exception des professions juridiques, judiciaires ou de santé (sauf des pharmaciens).

Pourquoi vaut-il mieux consulter un notaire ?

Vous pouvez demander conseil à votre notaire pour vous aider à choisir le statut juridique le plus adapté à votre future activité ainsi qu’à votre situation patrimoniale et familiale. Il pourra aussi vous conseiller d’adapter votre régime matrimonial ; il vous informera sur la déclaration d’insaisissabilité qui aura pour effet de mettre une partie de votre patrimoine à l’abri des risques liés à la vie de l’entreprise.

Comment protéger votre patrimoine dans le cadre d’une activité professionnelle ? La  déclaration d’insaisissabilité 

Depuis le 6 août 2016, l’insaisissabilité de la résidence principale de l’entrepreneur individuel est devenue légale et ne nécessite donc plus de régulariser un acte notarié. Initialement en effet la loi du 1er août 2003, soucieuse d’éviter à l’entrepreneur en débâcle de se retrouver à la rue, lui permettait de rendre sa résidence principale insaisissable grâce à une déclaration notariée, puis cette possibilité avait été ouverte à tous les biens immobiliers de l’entrepreneur non affectés à son activité professionnelle.

Désormais la protection de la résidence principale  est automatique puisque prévue par la loi.

Cette protection bénéficie aux commerçants, aux artisans, et aux personnes exerçant une activité indépendante (professionnels libéraux, agriculteurs…). A l’inverse les associés ou dirigeants de société sont exclus du bénéfice de cette mesure.

Cette insaisissabilité n’est opposable qu’aux créanciers professionnels, c’est-à-dire ceux dont la créance est née pour les besoins ou à raison de l’activité professionnelle de l’entrepreneur.

En cas de vente de la résidence principale cette insaisissabilité est reportée sur le prix de vente pendant une durée d’un an, puis sur le nouveau bien immobilier acquis et affecté à la résidence principale. A l’inverse passé ce délai le prix de vente redevient saisissable.

Pour autant une déclaration d’insaisissabilité restera nécessaire pour protéger les biens immobiliers de l’entrepreneur ne constituant pas sa résidence principale. Il convient toutefois de signaler que cette déclaration ne sera opposable qu’aux créances nées postérieurement à la publication de la déclaration effectuée par le notaire auprès des services de la publicité foncière et auprès du registre des commerces et des sociétés (ou du répertoire des métiers pour un artisan).

Il est donc recommandé d’effectuer une telle déclaration le plus tôt possible et de manière plus générale de consulter son notaire avant de débuter son aventure entrepreneuriale afin de déterminer avec lui les protections pouvant être prévues : contrat de mariage, constitution de société, déclaration d’insaisissabilité…

Etienne NALLET, notaire