Observatoire de l’immobilier en Isère en 2018, l’immobilier à Grenoble et dans l’agglomération grenobloise à la loupe

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GRENOBLE est à contre-courant par rapport à la France, à l’Isère, à sa banlieue. 

Ce constat laisse dubitatif ! En 2017, on se satisfaisait des volumes à la hausse et des prix qui repartaient modestement : le marché était fluide et le pouvoir d’achat se maintenait.

En 2018, les prix baissent. Mais cette évolution n’est pas à l’image des autres villes de France. Grenoble se place à la 11ème position des villes les plus chères de France mais les prix des villes de Province ont stagné ou augmenté à la différence de Grenoble.

Cette situation profite aux acheteurs ; mais que peut traduire cette tendance ? Pourquoi GRENOBLE diminue ? comment se fait-il qu’au sein d’une année record en termes de volume de transactions la ville ne parvienne pas à la stabilisation ?

A dire vrai, on manque un peu de recul et les années à venir seront riches d’enseignements.

Est-ce que le marché se replie sur sa clientèle locale ? Non, car il y a encore 10 % d’acquéreurs externe, ce qui reste important pour une ville de Province 

Est-ce que le volume baisse par rapport au reste de la France : OUI, le volume de l’Isère diminue (-3%) mais comme dans 1/3 des départements français.

Est-ce que le revenu médian des habitants est inférieur à celui des autres communes ? Non, Grenoble occupe la 6ème place des plus hauts revenus médians de Province.

Est-ce notre balance démographique ? Non, elle serait de 3% alors que d’autres villes stagnent ou recul. (Nice, Paris, Rouen). 

Tout cela forme des pistes sans fournir une explication au fait que Grenoble se hisse sur le haut des classements des villes les plus agréables à vivre et étudier et voit ses prix s’effriter. 

Tentons des explications : 

  • Une baisse de volumes qui traduit une baisse de l’attractivité
  • Des messages politiquement confus qui agissent sur la confiance et qui démolissent le secteur locatif intermédiaire (L’encadrement des loyers, une taxe foncière trop élevée et une rentabilité locative qui s’amenuise…)
  • Une image d’insécurité qui mine le modèle urbain et son attractivité.
  • Et surtout un GRENOBLE « bashing » des dirigeants, des élites, ou des médias qui dessert plus la ville qu’il ne l’aide, en entrainant une perte de confiance. 

2018 est peut-être une année de correction technique car il n’y a pas de raisons objectives à cette baisse, mais il faut un retour de la confiance notamment de ses habitants.

Dans l’agglomération, les situations sont contrastées, des villes se reprennent, comme St Martin d’Hères, Fontaine, se maintiennent comme Sassenage, Seyssins, Saint Egrève, Seyssinet, ou s’envolent comme Saint Martin le Vinoux, Claix,  alors que d’autres continuent de baisser comme Echirolles.

Gabriel NALLET, notaire.
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