Observatoire de l’immobilier en Isère, les grandes tendances en 2018

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Les notaires connaissent bien leurs secteurs. Ils sont les témoins de toutes les ventes d’appartements, de maisons et de terrains. Et depuis 22 ans chaque année, nous témoignons des évolutions du marché et apportons notre éclairage économique et sociologique.

Ces 20 dernières années, les notaires ont ainsi commenté la forte augmentation des prix de 1998 à 2008 suivie d’une baisse continue, puis d’une relative stagnation et le retour à un marché « plus sain ».  

Certes, certaines comparaisons laissent encore songeurs : en Isère, pour le budget d’un terrain en 2018 (87 000 €),  il y a 20 ans, on achetait une maison avec 1000 m² de terrain (94 000 €) ! 

Des secteurs, ou des communes ont connu une forte augmentation de leurs prix, d’autres ont connu des évolutions moins favorables. Certaines ont su s’adapter, d’autres non.

L’année dernière, on constatait un retour certain à l’équilibre avec des volumes repartis à la hausse et des prix qui se maintenaient, sans flamber. 

Le marché de l’immobilier au national

En 2018, au plan national, on continue sur cette lancée, avec  un marché immobilier qui ressort fluide et dynamique . Près de 970 000 transactions ont été enregistrées, soit un volume sensiblement plus élevé qu’en 2017. Dans l’ensemble des départements, les ventes se stabilisent à un niveau élevé.

Les prix en Province sont globalement en augmentation avec +3% pour les maisons et +2,9% pour les appartements.

Cette bonne santé est le résultat d’ingrédients structurant, comme des taux d’intérêts toujours faibles et des prix en hausse contenue (sauf les exceptions bordelaise, parisienne intra-muros et lyonnaise). 

La vitesse de rotation du parc immobilier se maintient à un taux élevé, signe d’un marché très actif. Donc pas d’emballement ni de surchauffe en 2018 !

Le marché de l’immobilier en Isère

Au plan départemental, l’Isère semble être à contre-courant des constats nationaux, sans pour autant illustrer une mauvaise conjoncture. 

Tous biens confondus, notre département enregistre un ralentissement des ventes de l’ordre de moins 3% : la plus forte baisse concerne les terrains à bâtir (-10%), suivie des maisons (-3,7%) puis des appartements (-1,9%).

Globalement, les prix des appartements et des terrains sont en recul, alors que les maisons progressent.

Ces évolutions sont nuancées en fonction des secteurs. Certains se distinguent par leur attractivité, comme le Nord Isère ou le Voironnais, alors que d’autres affichent un bilan en demi-teinte comme Grenoble. 

Le marché reste soutenu par des acquéreurs plutôt jeunes (âgés de 30 à 39 ans) qui représentent  31% des parts de marché.

Par ailleurs, grâce à la baisse des taux de crédit immobilier de ces 10 dernières années, le pouvoir d’achat immobilier continue d’augmenter. En Isère, cette progression est très importante sur le collectif avec un gain de 55% : en 2018, pour une mensualité de 800 € par mois sur 20 ans, il est possible de finan­cer jusqu’à 76 m² (contre 49 m² en 2008).

Philippe WUTHRICH , président de la Chambre des notaires de l’Isère.
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Téléchargez le dossier complet de l’observatoire de l’immobilier 2018 en Isère

 

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