Observatoire de l’immobilier en Isère en 2018, l’immobilier de montagne à la loupe

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Le marché de l’immobilier de STATION est un marché de résidences secondaires dont la caractéristique principale est une inadéquation de l’offre et de la demande.

La commune d’HUEZ est la plus chère du département avec 4.160 eur /m² soit le double de GRENOBLE. 

Il y a abondance de studios et 1 pièce et une quasi-absence des 3 pièces et au-delà.

Par exemple les ventes de studio, 1 pièce et 2 pièces représentent: 

– Pour VILLARD-DE-LANS 80% des mutations

90% du volume des vente pour l’ALPE D’HUEZ et les DEUX ALPES.

83% pour CHAMROUSSE Ou AURIS.

– et 85% pour les 7 LAUX.

Or la demande de grande ou moyenne surface est réelle. 

La conséquence est que le prix au m² augmente avec la surface ce qui est l’inverse de tous les autres marchés (à l’exception de PARIS)

A titre d’exemple à L’ALPE D’HUEZ le prix médian pour un studio est de 3.040 eur/m² et de 5.480 eur/m² pour un 3 pièces. 

On y trouve surtout des appartements existants

Le marché des chalets est anecdotique et pas suffisamment actif pour apparaitre de manière fiable sur nos radars.

Les programmes neufs commencent à revenir après de nombreuses années de disette.

Les prix sont globalement à la hausse.

L’ALPE D’HUEZ (+9 %), les DEUX ALPES (+ 5%), AURIS (+ 3%) 

CHAMROUSSE marque le pas avec une baisse de 3% mais il est fort à parier qu’ étant donné les projets d’aménagements de la commune les prix repartent prochainement à la hausse.

Le neuf revient dans nos radars à l’ALPE D’HUEZ avec de nombreuses promotions et/ou surélévation en cours, avec un prix médian au m² de presque 8.500 eur avec une majorité de 3 pièces.

Ces deux stations ont entrepris de très importants projets de création de lits chauds, de gros investissement en neige de culture, remontée mécaniques et en services offert aux usagers afin de rattraper le retard des stations iséroises sur leurs voisines savoyardes.

C’est un marché où il y a encore peu d’étrangers (environ 5%). 

En BELLEDONNE, le marché est surtout départemental : 44% des acquéreurs.

En OISANS le marché est plutôt régional : 30% des acquéreurs.

Reste pour ces stations à résoudre le trop-plein de petites surfaces et de résoudre la difficulté des lits dit froids (caractérisée par le fait que 35% des appartements vendus dans l’OISANS étaient détenus depuis plus de 15 ans).

La loi ALLUR a permis de faciliter les possibilités de surélévation d’immeuble. Cette disposition plutôt positive avait été pensée pour les grandes villes afin d’augmenter la densification sans puiser sur le foncier disponible.

On se rend compte qu’elle est utilisée (à l’exception de PARIS) essentiellement par les stations et L’ALPE D’HUEZ en est un parfait exemple avec de nombreux projets en ce sens.

Marc DUBOIS, notaire.
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